mardi 9 décembre 2014

Le chômage des jeunes diplômés en Côte d'Ivoire, un fond de commerce qui rapporte gros

Officiellement il existe 4.500.000 jeunes sans emploi en Côte d'Ivoire dont 3.500.000 diplômés (BTS, Ingénieur, Master, Doctorat,…)

Ces jeunes qui ne savent plus à quel saint se vouer, se débattent seul comme le dit cet adage : "chacun pour soi, Dieu pour tous". Dans ses tractations pour la quête d'un emploi stable certains réussissent à mobiliser assez de moyens financiers pour insérer leur nom sur des listes de réseaux d'insertion à la fonction publique qui est déjà pleine à craquer.

Malheureusement pour eux, certains se font arnaquer, mais rien ne les décourage; ils sont prêts à retenter l'expérience l'année qui suit ou au concours suivant. Et cela ne fait qu'arranger les arnaqueurs.

Et ainsi, un jeune peut aller jusqu'à perdre 2.000.000 FCFA et même plus dans cette quête solitaire d'un emploi stable. Cette même somme de 2.000.000 FCFA aurait pu lui permettre d'auto-financer son micro-projet, mais rien n'y fit : c'est la ruée vers la fonction publique !

 Avons-nous pensé un seul instant à l'effet de la force de mobilisation des jeunes lors des échéances électorales?

Cette force de mobilisation qui a pu chambouler le pouvoir dans certains pays africains tels que la Tunisie et l'Egypte, ne peut-elle pas être mise à profit pour la lutte contre le chômage?

N'avons-nous pas encore compris que cette affaire de chômage ne concerne en priorité que les jeunes eux-mêmes?

Allons-nous agir toujours en solo et être pris dans les mailles du filet des arnaqueurs?

Il est temps pour la jeunesse de s'unir dans la discipline afin de mobiliser, par le financement participatif de chacun, un fonds de garantie auprès des institutions financières en vue du financement de la création massive de coopératives d'activités et d'emploi, dont les résultats sont non-négligeables.

Notre seule issue de secours, c'est d'entreprendre.

Et si vous souhaitez créer une activité pour créer votre emploi, autrement dit  "vous mettre à votre compte", les Coopératives d’Activités et d’Emploi (CAE) vous proposent une solution alternative à la création d’entreprise classique : vous créez votre emploi en devenant entrepreneur salarié au sein d'une entreprise que nous partageons : Le temps d’une phase de test qui vous permet de vérifier la viabilité de votre activité avant de créer votre entreprise.

On peut sortir plus durablement du chômage, en devenant entrepreneur salarié associé de la coopérative.

Ce concept est en train de voir le jour en Côte d'Ivoire, avec l'avènement de l'ONG Anoudêh "Agissons tous ensemble contre le chômage" 

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INTERPELLATION A LA DIASPORA AFRICAINE - (Témoignage d'un jeune diplômé ivoirien en quête de stage)

Je me souviens du jour où je suis allé pour un entretien de stage dans une entreprise informatique de la place (Abidjan Cocody 2 Plateaux), dirigé par un ivoirien de la diaspora expert en Informatique Décisionnel.
tout au long de l'entretien, ce dernier s'est royalement moqué de moi parlant du fait que j'étais nul et que tous les jeunes de l'INP-HB Yakro sont nuls mais quand même au dessus de tous les autres diplômés des grandes écoles ivoiriennes. Et finalement il a refusé ma candidature pour un stage d'apprentissage. Dommage! 
Qu'aurais-je fait à sa place si j'avais eu l'opportunité d'étudié chez les blancs (avec une bourse de l'Etat de Côte d'Ivoire)? sûrement je ne me serais pas moqué de la jeunesse ivoirienne (africaine) très studieuse mais qui n'a pas d'infrastructures adéquates pour la mise en pratique des théories apprises. 
J'aurai plutôt lancé des séminaires de formation pratique gratuitement ou à moindre coût et des conférences dans les grandes écoles pour combler les lacunes pratiques des jeunes. J'aurai mis mes moyens à disposition de la jeunesse pour l'aider comme je le peux car pour réussir des gros projets en Afrique on a besoin de jeunes africains à la pointe de la technologie. J'aurai démystifier ou démythifier ce que je suis allé apprendre chez les blancs.
Nous sommes heureux quand nous sommes en diaspora, heureux de profiter de leur acquis technologiques et autres mais si eux avaient mystifier leur savoir ils ne seraient pas arrivés là!
La preuve sur internet quand on interroge Google ont trouve pas mal de ressources documentaires de professeurs d'universités européennes et autres, gratuitement. Mais ici les Profs d'universités conçoivent des fascicules qu'ils fonts payer aux étudiants et pourtant quand il enseigne chez les blancs surement qu'il n'ose pas le faire...
En Afrique nous comptons trop sur l'Etat, alors que l'Etat n'est rien sans les individus qui s'y trouvent...
Je vous interpelle, Ivoirien(ne)s de la Diaspora, vous posséder à vous seul 1 à 6 (et plus) diplômes en Doctorat et la Côte d'ivoire n'en profite pas...Tant que vous n'initierai pas des voyages pendant vos vacances pour vous consacrer à la  formation théorique et pratique de la jeunesse restée au pays, cette jeunesse et par voie de conséquence le pays n'avancera pas. Mobiliser vous pour le pays, il y a encore trop d'analphabètes, d'ignorants,...Partagez votre savoir...Cela vous grandira... et ne vous enlèvera rien à ce que vous savez...
"Lorsque les hommes travaillent ensemble, les montagnes se changent en or."
La mise en commun des capacités et des forces des hommes permet de réaliser des actions d’une valeur inestimable et impensables dans la solitude. #Agissons ! #Anoudêh ! 

(Témoignage d'un jeune diplômé ivoirien en quête de stage)
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Chers Africains, soyons comme le grain de sénevé et le levain !

Le grain de sénevé est la plus petite de toutes les semences; mais, quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches.

Il suffit à une pâtissière juste un peu de levain dans de la farine, pour faire lever toute la pâte.

Alors mes chers frères et sœurs d'Afrique noire, notre continent a besoin de nous, nous sommes diplômés de Harvard, et autres prestigieuses universités étrangères, soyons comme le levain et le grain de sénevé. Un seul d'entre nous, de retour en Afrique peut être le baobab du savoir sur les branches duquel viendra habiter la jeunesse africaine, et à l'ombre duquel se reposerons nos pères sans se soucier de l'avenir des générations futures car la relève est assurée.  

Un seul d'entre nous, de retour en Afrique peut être le levain c'est à dire le fer de lance d'une révolution africaine en matière de partage du savoir. 

Donnons un peu de notre temps, de nos vacances, pour contribuer de manière bénévole au développement des savoirs et autres compétences africaines. 

L'Afrique est pauvre or les individus sont riches intellectuellement et même financièrement, c'est dommage.

Africain(ne)s le "Chacun pour soi...Dieu pour tous" ne nous aide pas. la masse ignorante tirera toujours vers l'arrière l'élite pensante et savante.

Comment est ce que le continent le plus riche du monde peut-il demeurer celui le plus pauvre? 

Une révolution du savoir  s'impose à nous !!! #Agissons ! #Anoudêh !
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